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COVID-19 : LA COMMUNAUTÉ SCIENTIFIQUE INQUIET DE LA SITUATION AU CANADA

Bien que depuis le début de la pandémie, les autorités de la Santé publique optent pour aplanir la courbe, la situation serait autre aujourd’hui. L’objectif serait dorénavant d’arriver à un taux de reproductivité du virus en dessous de un.

La situation semble se stabiliser dans de nombreuses régions au Canada. Toutefois, quelques secteurs enregistrent à nouveau plusieurs cas. Cette situation inquiète plusieurs spécialistes qui se demandent si un nouveau confinement serait à considérer.



Alors que la Colombie-Britannique a triplé le nombre de cas, que l’Alberta recense de nouveaux pics d’éclosion et que le Québec compte maintenant plus de 2 000 cas actifs, l’inquiétude se fait ressentir au sein de la communauté scientifique. Cette dernière se questionne à savoir s’il s’agit du début d’une seconde vague ou la fin de la première qui s’éternise.

Selon Ryan Imgrund, un biostatisticien qui calcule les valeurs quotidiennes de Rt [taux de reproductivité] pour l’Ontario, l’objectif serait de réduire ce nombre en dessous de un. Toutefois, ce chiffre est difficilement calculable.

« Si la valeur est de deux, cela signifie qu’une personne est responsable de deux infections secondaires, mentionne M. Imgrund dans un article de La Presse. Nous voulons vraiment que cette valeur descende sous 1 afin de réduire le nombre de cas. »

Pour la Dre Lynora Saxinger, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de l’Alberta, tant et aussi longtemps que cet indice reste supérieur à un, nous ne contrôlons pas la situation.

Pour réussir à reprendre le contrôle, la distanciation sociale et le port d’un couvre-visage sont des facteurs importants. Mme Saxinger élabore dans un article de La Presse : « Je m’attends complètement à ce que des mesures de santé publique, parfois plus restrictives, parfois plus souples, soient encore nécessaires pendant au moins un an, peut-être plus ».

La liberté dont nous jouissons tous en ce moment pourrait se voir limiter dans le temps, surtout si les consignes de la Santé publique ne sont pas respectées.

Crédit : La Presse

Crédit photo: Uqam
MARIE-PIER OUELLET
27 JUILLET 2020  (14H17)