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LE DERNIER CRI À L'AIDE

Ce malheureux drame a eu lieu le 1er septembre 2018, dans le quartier Parc-Extension sur la rue d’Anvers. Simon Brind’Amour a tué sa conjointe Josiane Arguin, une dame de 34 ans, en la battant à mort à coups de baguette de billard. Il s'est ensuite débarrassé de son corps dans un sac de hockey mis aux ordures et a signalé sa disparition par la suite. Cela a duré deux semaines! Il est même allé jusqu'à poser des affiches et faire semblant d’effectuer des recherches pour la retrouver avec le frère de la victime.

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C’est la théorie qu’entend prouver au jury les procureurs de la Couronne, Me Katherine Brabant et Me Louis Bouthillier, au procès pour meurtre au second degré et outrage à un cadavre de Simon Brind’Amour.

« La preuve va vous présenter qu’après lui avoir enlevé la vie, il a nettoyé le corps de sa conjointe et a éventuellement fait disparaître le corps en le mettant dans un conteneur à déchets, une benne à ordures. À ce jour, malgré les recherches que les policiers vous expliqueront avoir faites, ils n’ont pas été en mesure de retrouver la dépouille de Josiane », a expliqué aux jurés Me Brabant dans son exposé introductif à l’ouverture du procès de Simon Brind’Amour, ce mercredi au palais de justice de Montréal.

Des aveux

Avant d’en arriver aux aveux, Simon Brind’Amour s’est rendu au poste de police pour rapporter la disparition de Josiane Arguin, deux semaines après le meurtre. Selon une déclaration écrite de l’accusé qui sera présentée au procès, il avait affirmé aux policiers que sa conjointe était partie avec l’argent du couple.

L'homme avait déjà parlé de son crime à quelqu'un avant d'aller à la police. Il l'avait confessé à son ex-conjointe, Sandra Cormier, la mère de ses trois enfants. Celle-ci ira d'ailleurs témoigner. Elle dévoilera les confessions de l'accusé et dira qu'elles ont débuté par un échange de textos, a dit au jury Me Brabant.

Celle-ci a d'ailleurs affirmé : « Il (l'accusé) va vous expliquer qu’il a battu Josiane à mort avec une baguette de billard. Il va également mentionner avoir lavé le corps, le mettre dans un sac de hockey et va préciser qu’il va, quelques jours plus tard, se débarrasser du corps. Il va vous dire que quelques secondes avant qu’il s’en prenne à Josiane, cette dernière sortait du domicile et allait vers la cour arrière. Selon ses propos, Josiane criait qu’elle était une femme battue. Si on comprend bien, il s’agit des dernières paroles de Josiane ».

Le jury aura la chance de visionner les sept heures de son interrogatoire pendant le procès, présidé par la juge Hélène di Salvo, où il aurait expliqué en détails aux policiers le meurtre de sa conjointe lors de ses aveux aux enquêteurs.

Malgré tout cela, Brind’Amour a plaidé non-coupable aux accusations de meurtre non prémédité ainsi que d’outrage à un cadavre qui pèsent contre lui.



Les proches de la victime témoigneront aussi au procès. D'après eux, il s'agirait d'une union récente d'environ un an et qui était composée de bons et de mauvais moments. Ils auraient eu des difficultés financières, de consommation, mais aussi de garde partagée.

Le procès s’est amorcé mercredi avec un technicien en scène de crime du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et Simon Brind’Amour serait défendu par les avocats Maxime Raymond et David Robert Temim.

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Crédit : Lapresse.ca
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18 SEPTEMBRE 2020  (11H14)