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SOMMES-NOUS RENDUS LÀ? LE PORT DU MASQUE DANS NOS DEMEURES

Selon John Gilmore, qui réside dans une tour universitaire, ceci ne fait pas de sens : « Pourquoi le gouvernement du Québec a-t-il abandonné les locataires, en exemptant les immeubles d’habitation du port du masque obligatoire? » déplore-t-il. Depuis le 18 juillet, partout au Québec, le port du masque est exigé dans tous les lieux publics, sauf dans les aires communes des immeubles d'habitation.



La Ville de Montréal s'est déresponsabilisée, affirmant que la responsabilité de légiférer à ce sujet revient au gouvernement provincial. Le MSSS affirme, de son coté, qu'il n'envisage pas une telle mesure obligatoire pour l'instant, bien que le port du masque soit « fortement recommandé, lorsque la distanciation physique de deux mètres est impossible à l’intérieur d’un immeuble résidentiel ». Une mesure recommandée dans les aires communes telles que escaliers, ascenseur et buanderie.

Si certains syndicats de copropriété ont tenté de sensibiliser leurs occupants au port du couvre-visage, d'autres ont carrément établi une règlement interne afin de l'imposer. Par contre, il est difficile dans un tel contexte d'appliquer des sanctions ou de jouer à la police.

Des résidents se sont vu désactiver leur puce leur donnant accès à la terrasse ou aux espaces communs, parce qu'ils ne respectaient pas la distanciation sociale, « ...mais tout cela requiert du temps. Des gardiens de sécurité doivent regarder l’enregistrement des caméras pour savoir qui sont ceux qui défient les règles », explique Élise Beauchesne, de SolutionCondo.com.

Crédit : MSN
JULIE GAUTHIER
30 JUILLET 2020  (11H15)