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UN JEUNE HOMME AUTISTE ACCUSÉ DU MEURTRE DE SA MÈRE

Comme les forces de l'ordre manquaient d'éléments afin de l'aider dans l'immédiat, elle est retournée travailler. C'est probablement à son retour à la maison que l'irréparable s'est produit. Son corps inanimé a été retrouvé le lendemain et son décès a été constaté à l’hôpital.



Triste conclusion dans l'histoire de Suzanne Desjardins, cette dame qui avait demandé l'aide de la police de Drummondville, le 26 juillet dernier. La dame était inquiète des comportements de son fils autiste de 32 ans et voulait le forcer à passer une évaluation psychiatrique.

Ce mardi, le Bureau d’Enquête et d'investigation a procédé à la mise en accusation pour meurtre de Jean-Luc Ferland, au palais de justice de Drummondville. Il comparaîtra le 14 août et demeurera incarcéré d'ici là. Aucune évaluation psychologique n'a été demandée par la défense.

Le conjoint de madame Desjardins, Steve Girard, a lancé un cri du coeur aux médias, appelant à augmenter l'aide et les ressources en santé mentale :

« Elle voulait que je sorte dans les médias s’il lui arrivait quelque chose pour dénoncer le manque de ressources en santé mentale. Jean-Luc était autiste et elle ne recevait pas d’aide. C’était un cas lourd et elle était laissée seule. Elle voulait seulement aider son fils en le ramenant vivre avec elle. Elle était à bout. Ma blonde voulait seulement que son fils soit soigné parce qu’il était devenu dangereux », explique-t-il.

Une autopsie sera effectuée sur le corps de Suzanne Desjardins afin de déterminer les causes exactes de sa mort.

Crédit : Journal Express
JULIE GAUTHIER
30 JUILLET 2020  (11H07)