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UNE ÉQUIPE DE CHERCHEURS DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL PENSENT AVOIR TROUVÉ LA SOLUTION POUR FREINER LA PROPAGATION DE LA COVID-19

Plusieurs études sont en cours pour freiner la propagation du virus. À l’Université de Montréal, une équipe de chercheurs s’est penchée sur le sujet et croit posséder la recette pour éradiquer progressivement la pandémie au Québec.



Après avoir étudié les modèles mathématiques de 32 études portant sur la crise du coronavirus, l’équipe d’experts de l’Université de Montréal détiendrait un « processus d’endiguement de la pandémie » composé de quatre étapes. Carl-Étienne Juneau, docteur en santé publique, explique le plan d’action pour arrêter la pandémie : « Si on arrivait à faire, en moins de trois jours, un bon processus de tests, de recherche de contacts et d'accompagnement auprès de gens qui se mettent en quarantaine, on pourrait arrêter la pandémie ».

La première étape consiste à ce qu'une personne malade ait le réflexe de passer un test de la COVID-19. Ensuite, le résultat doit être accessible rapidement. Si le résultat est positif, la troisième étape implique de rechercher l'entourage du malade, et tous ceux qui ont été en contact avec lui. Finalement, il importe de placer les personnes infectées en quarantaine et leur offrir du support.

En somme, Carl-Étienne Juneau souligne que plus le temps passe entre les étapes, plus les chances de freiner la crise sont minces. En référence à la crise de la grippe A (H1N1), l'expert rappelle que dans ce contexte, « [les] chercheurs avaient évalué qu’il était 4000 fois moins cher de se concentrer sur la recherche de contacts que de fermer les écoles ». Il reconnaît que le « processus d’endiguement de la pandémie » engendrera des frais, mais estime que cette technique reviendra moins cher que de tout fermer.

Crédit : Radio-Canada
MARIE-PIER R.
9 AOÛT 2020  (13H18)